Cémoi

72 M€ d’investissement réalisés à Perpignan

Vendredi 8 novembre 2013

 
A l’issue d’une rencontre avec les principaux industriels locaux, les préfets Pierre de Bousquet (région) et René Bidal (P.-O.) ont visité, le 7 novembre 2013, la nouvelle usine de Cémoi, 1er groupe chocolatier français, située zone Toremilla à Perpignan et ont pu ainsi mesurer les 72 M€ d'investissements réalisés par le groupe familial local. L’engagement initial du groupe portait sur 36 M€ dédiés à la réalisation d’une usine de 31 000 m2, suite à l’incendie de son site espagnol. Sur les 10 dernières années le groupe a réalisé 120 M€ d’investissements. « Le rachat de Jacquot en 2007 a mobilisé 60 M€ de cash pour sauvegarder cette entreprise et ses emplois » a rappelé aux représentant de l’Etat, Patrick Poirrier, le pdg, 3e génération du groupe familial.
 
 
Cémoi - Usine de Perpignan (66) 
 
130 M€ de CA réalisés par l’usine de Toremilla
 
 
« Le CA de l’usine de Perpignan qui emploie 320 ETP, atteint les 130 M€ pour une production de 45 000 t. En 2006, l’usine réalisait 23 000 t pour un CA de 70 M€ », précise le directeur de l’usine, dotée des certifications Iso (9001, 14001), IFS, Tesco Approved, et où 101 emplois nouveaux ont été créés. En volume, le site roussillonnais produit 64 % de tablettes de chocolat, 14 % de chocolat liquide/citerne qui alimentent le marché espagnol comme la pâte à tartiner (6 %) et la poudre de chocolat, en progression avec deux nouvelles lignes de production, qui se vend sur les marchés espagnol, portugais et français. « Le groupe produit 50 % du marché français des tablettes de chocolat évalué à 100 000 t, explique Marc Laronche, directeur général adjoint. Un produit saisonnier sur 3 (Pâque, Noël, NDLR) vendu en France est produit par Cémoi. » Les matières premières dédiées à l’usine arrivent par bateaux par les ports de Barcelone et Port-Vendres depuis la Côte d’Ivoire, où le groupe s’est fortement investi pour être un acteur majeur dans la production durable de fève de cacao (145 000 t achetées).
 
 
 
 

Tristan Borne nommé directeur général du groupe Cémoi

Mercredi 5 mars 2014
 

Entré en 1999 dans le groupe familial Cémoi, n°1 du chocolat français, Tristan Borne devient directeur général du Groupe Cémoi*, qui vise un CA de 800 M€ en 2014. « Cette nomination fait suite à une nouvelle organisation, où les deux business unit « Saisonnier » et « Cacao et chocolat » ont été regroupées en une seule direction, désormais occupée par Tristan Borne  », explique Patrick Poirrier, le PDG du groupe éponyme, qui veut s’afficher comme « une ETI Européenne tout en conservant des valeurs d’entreprise familiale ». Tristan Borne a occupé diverses fonctions : directeur de l’usine Cémoi Côte d’Ivoire, directeur industriel, directeur général adjoint des opérations puis du Business Unit Cacao et opérations, pour occuper depuis 2011 la fonction de directeur général business unit « Cacao et chocolat ». Au cours de son parcours, il a suivi des projets majeurs comme l’acquisition de Gryf (site en Pologne acquis en 2007, transformation de fèves), la conception du site de Torremila, la création du programme PACTS** (Processors Alliance for Cocoa. Traceability and Sustainability) ainsi que la création du business cacao.

 

De Chocolaterie Cantalou à Cémoi Chocolatier

 
Lors de l'assemblée générale du 10 février, qui conforte le changement de nom de Chocolaterie Cantalou en Cémoi Chocolatier, le groupe a procédé à la fusion de divers établissements : SAS Chocolat de l'Abbaye Suisse Normande (61), SAS Chocolaterie Moulin d'Or (59), SAS Chocolaterie d'Aquitaine (33). « Ce changement de nom participe au phénomène d’appartenance et à l’unité du groupe Cémoi, quel que soit son appartenance professionnelle. On préserve nos savoirs-faire et nos traditions, puisque le nom de Cantalou reste sur la façade du siège comme à l’époque  », conclut le dirigeant, qui suit de près le projet d’implantation d’une usine en Côte d’Ivoire (Investissement : 6 M€).
 
 
 
*14 sites de production dont 10 en France employant 2 200 salariés, 260 000 tonnes de chocolat.
** Le programme PACTS, créé en 2009, vise à augmenter le rendement des exploitations cacaoyères grâce à la transmission de bonnes pratiques agricoles. Il met aussi à disposition de 8 000 planteurs, 15 centres de fermentation et de séchage pour valoriser un cacao de qualité d’origine ivoirienne.